Chapitre 3 sur 3

Nous n’aurions pas dû faire ça et pourtant…

≈ 8 min

— L’autre partie de moi a aimé ça…

Sa confession fait circuler un frisson intense tout le long de ma colonne vertébrale. Mon excitation prend possession de mon corps. J’ouvre la bouche avant de renoncer à dire la première chose qui me passe par la tête. Je ne veux pas la brusquer.

— Je n’ai pas arrêté de penser à ça toute la journée d’hier… lui dis-je, la voix déformée par l’envie d’intimité avec elle.

— Je ne suis pas complètement à l’aise avec cette idée, mais… j’ai l’impression d’effleurer un interdit. En ce moment, je me sens en manque, seule, désireuse de découvrir de nouvelles choses, chuchote-t-elle, plus à elle-même qu’à moi.

— Tu sais que tu peux me faire confiance…

— Je le sais, Max. Mais ce que tu as dans la tête en ce moment, je ne peux pas l’assouvir. En tout cas… pas maintenant. Toutefois…

— Toutefois ?

Elle se tourne vers moi et s’approche assez près pour que je sente la chaleur de son corps. Nous retrouvons l’époque des cachotteries adolescentes sur l’oreiller. Cette complicité fait battre mon cœur encore plus fort. L’idée de découvrir ses pensées, ses fantasmes, ses désirs me rend fou.

— Je crois que… j’ai envie que l’on découvre l’univers de l’autre, dit-elle avec un petit sourire.

— Comment ça ?

— Ton univers à toi… c’est la pornographie. Ces films très visuels, ces images très brutes, ces cris, ces fantasmes crus. Je suis curieuse de découvrir ce qui t’excite. Te fait bander. Te fait jouir.

— Hmm… Et le tien ?

J’ai lâché un gémissement de plaisir sans même m’en rendre compte. Inconsciemment, je caresse mon sexe sous la couette.

— J’aime être dans l’imaginaire. Me construire mon film, les scènes, les personnages, les actes. Je peux explorer plein de choses impossibles, jouer mes fantasmes les plus inavouables, car mon esprit est sans limites.

— C’est très tentant, tout ça…

— Je dois réfléchir à ce que j’aimerais que l’on fasse pour mon univers, mais, ce soir, j’ai envie de commencer par le tien…

— Qu’as-tu en tête, Emma ?

— Pourquoi ne me ferais-tu pas une petite visite guidée de tes catégories préférées sur les sites coquins ? J’ai envie de te voir te faire plaisir. J’aurais l’impression d’être plus intime avec toi, sans forcément qu’on… enfin… tu vois ?

— Je comprends, je ne vais pas bouder ça, même si ce sera la première fois que je me branle devant une fille.

— Il faut bien commencer un jour… conclut-elle avec un fin sourire malicieux aux lèvres.

Ses yeux pétillent dans la lumière blafarde projetée par mon téléphone. Je n’ai pas besoin de démarrer le moindre film pour avoir déjà envie de jouir. La tentation devient encore plus forte lorsqu’elle blottit sa tête dans le creux de mon cou et laisse ses mains caresser mon torse avec sensualité et tendresse. J’entre l’adresse de mon site X favori, tentant de disperser mon attention sur toutes les images crues qui se dévoilent sous mes yeux. Nous faisons défiler ensemble les différentes catégories que je lui présente sans vraiment lui apprendre grand-chose. Emma m’écoute sans rien dire, complice et curieuse.

— Ah, elle a l’air de prendre cher, celle-là, rigole-t-elle en désignant du doigt une femme blanche dans un plan à trois avec deux hommes noirs.

— Ce n’est pas trop mon style, tu vois. La catégorie « Amateurs » fait plus naturel.

— Montre-moi.

Je fais défiler les vidéos de la section et m’arrête sur la vignette d’une fille de mon âge, semblant faire une fellation à son copain. Instinctivement, je clique sur la vidéo et elle se lance en musique.

— Le fameux jingle iconique de tes nuits endiablées… me taquine Emma.

— Hélas !

L’action commence sans scénario. Un couple d’à peu près mon âge se trouve dans une chambre en bordel, les draps défaits. Le film est d’une qualité très discutable, ce qui renforce son réalisme. Ils s’embrassent, puis l’homme prend rapidement le téléphone afin de filmer le visage de sa copine tout en défaisant son pantalon. Son sexe durci sort comme un diable de sa boîte, heurtant un peu le visage fin de la jeune femme tandis que le couple rit de cette maladresse. Sa langue passe longuement de part et d’autre de la verge dressée, le gland à portée de bouche, rapidement avalé avec gourmandise. Ses yeux bleus fixés sur la caméra, elle laisse transparaître le désir et l’amour qu’elle porte au chanceux profitant de cette gâterie.

Je commence à me branler, un peu mal à l’aise. J’ai toujours la couette sur le bas du corps. Emma me regarde, l’œil espiègle.

— Tu sais, si c’est pour que tu te caches, autant ne rien faire.

— Pardon…

Je jette le reste de ma couette à mes chevilles, dévoilant mon sexe durci dans ma main. Emma le regarde, posant encore sa tête contre mon épaule. Elle ne regarde qu’à peine l’écran. C’est la silhouette de mon sexe dans la pénombre qui l’intéresse.

— Tu t’es déjà fait sucer ? me demande-t-elle.

— Une fois, quelques secondes, avec elle. Je ne crois pas qu’elle était très portée sur la chose.

— C’est dommage… Je sens bien que ça t’excite.

— En effet, c’est un peu mon fantasme.

Le film s’accélère. La fille se met à quatre pattes et son copain vient la lécher sommairement. La caméra évite de peu le contact avec sa vulve déjà bien humide. Je vois tout le relief de mon sexe mal épilé et lâche un râle de plaisir. Emma fait glisser sa main sur mon ventre, puis sur le haut de ma cuisse. Elle finit par effleurer mes testicules et l’intérieur de mes jambes, puis remonte sur mon sexe, toujours du bout des doigts, avec une certaine élégance, dans une attente maîtrisée. Je me désintéresse du film quelques instants. Elle vient me murmurer à l’oreille. Son souffle chaud passe le long de ma nuque, me faisant trembler.

— Tu as envie que je te fasse plaisir ?

— J’en meurs d’envie…

Son toucher devient plus conquérant. Elle enserre mon sexe dans sa main chaude et commence lentement le va-et-vient. Je peine à regarder le film, oscillant entre la levrette en cours et le regard d’Emma braqué sur moi. Je regarde un instant ses lèvres, hésitant à l’embrasser. Mais je me ravise. Mon esprit me rappelle que c’est avec ma sœur que je joue. Un jeu dangereux. Je ne me vois pas lui témoigner ce genre de sentiments… Notre moment tient plus de l’expérimentation curieuse entre deux êtres pouvant se faire totalement confiance que d’un désir d’amour…

— J’aime beaucoup sentir ton plaisir pulser dans ta queue. Elle est plus grosse que ce que je pensais.

Son ton plus cru que d’ordinaire me surprend un peu.

— Merci… Tu me fais vraiment du bien, là…

— C’est le but, Max. Profites-en.

Le film gagne en intensité. Les protagonistes gémissent de plaisir. Je vois avec plaisir les jolies fesses de la fille se faire prendre par ce sexe nu, glissant en elle rapidement, de plus en plus sauvagement. Le mélange savoureux de mon excitation cérébrale et de la stimulation physique procurée par la main d’Emma m’amène au bord de l’orgasme. Je me retiens in extremis.

— Tu n’étais pas loin de jouir, je me trompe ? lâche-t-elle, un peu vexée.

— Oui, mais c’est trop bon, je n’ai pas envie d’arrêter.

— Toutes les bonnes choses ont une fin, Max. Laisse-toi aller… me susurre-t-elle dans un murmure chaud.

Le film s’achève sur la vision de cette belle fille, la bouche ouverte, accueillant le sperme chaud et abondant de son copain avec un regard amusé. Elle le suce ensuite religieusement, avalant sa semence en déglutissant bruyamment, avant de montrer de manière provocante qu’il n’en reste plus une goutte.

— Oh putain… dis-je, sentant que je ne suis pas loin d’un nouveau pic de plaisir.

— Je vois mieux ce que tu aimes…

Emma quitte mon épaule et m’envoie au visage un regard à la fois amusé et plein de luxure, comme un coup de poing. Elle dépose ses lèvres sur mon torse et descend longuement jusqu’à mon ventre et mes cuisses. Sa main me branle avec plus de rapidité tandis qu’elle fait glisser sa langue humide tout le long de mon sexe, dans une bien meilleure simulation que celle du film. Je me contorsionne, à la fois d’impatience et de peur. Il suffirait de si peu pour que j’éjacule sur son visage de manière incontrôlée. Emma semble s’amuser de ma lutte, glissant doucement mon gland entre ses lèvres. Un râle d’extase s’échappe de ma bouche. Le torrent de plaisir naissant de sa bouche brûlante et humide me fait serrer les draps dans mes mains.

— Emma, je… je ne peux pas me retenir… C’est tellement bon…

Elle continue pendant quelques secondes avant de s’arrêter un instant, me lançant un nouveau regard quelque peu masqué par la pénombre. Sa voix chaude et soupirante achève de me mettre en transe.

— Qu’est-ce qui t’a laissé penser que j’ai envie que tu te retiennes ?

Puis elle empale sa bouche sur mon sexe, me faisant sentir sa gorge profonde, la succion la plus sensuelle et délicieuse de son arsenal, cette danse orgasmique accompagnée de sa main sauvage et rapide pour venir à bout de mes dernières résistances. Je sens le plaisir monter en flèche, intense, imminent, et j’éjacule deux premiers jets chauds et abondants en plein dans sa bouche. Le troisième jet, plus petit, arrose son menton et dégouline le long de son cou. Mon éjaculation trop copieuse coule en partie le long de mes cuisses. Je sens son regard satisfait braqué sur moi. Elle se met à lécher le reste de mon sperme chaud coulant sur mes testicules. Emma remonte en attrapant un mouchoir au passage pour essuyer sa peau maculée.

— Eh bien… Tu m’as mis la dose, rigole-t-elle en venant près de moi.

— Merde, Emma, c’était… Ouah. Je suis désolé, je ne pensais pas en avoir autant.

— Ce n’était pas désagréable. C’était court, mais tu étais tellement excité… Je suis surprise que tu n’aies pas craqué avant, rien qu’avec ma main.

Je reprends lentement mes esprits. J’essuie mon sexe avant de me tourner de nouveau vers ma sœur, qui a repris sa place sur le lit.

— C’était vraiment incroyable, lui dis-je, encore sur un petit nuage.

— Je ne sais pas si je suis horriblement gênée de ce que je viens de faire à mon propre frère ou drôlement satisfaite d’avoir assouvi sa pulsion.

— Tu ne regrettes pas, j’espère…

— On verra… Ce n’est pas le cas pour le moment.

Son tempérament joueur et coquin bat en retraite derrière son masque de raison habituel. Je la sens pensive, les yeux dans le vague. Le calme de la nuit fait redescendre mon excitation. Je regarde le corps d’Emma, qui me semble aussi désirable que la nuit dernière.

— Emma ?

— Oui ?

— Et si on explorait ton univers, maintenant ? Je ne voudrais pas être égoïste.

— Tu as raison de ne pas l’être. Je ne suis pas contre…

— Qu’avais-tu en tête ?

— Oh, eh bien… voilà… Je t’explique…

Nous n’aurions pas dû faire ça et pourtant…

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