Marlène posa sa main froide et humide sur l’épaule dénudée de Léa, qui sursauta.
– Léa, il commence à pleuvoir sévère là ! Il ne faut pas qu’on traîne.
Derrière les deux jeunes femmes, le son déchaîné du DJ faisait trembler les murs de la discothèque. Il était déjà une heure du matin. Mais Léa n’était pas fatiguée : le Red Bull et l’alcool pulsaient encore dans ses veines. Elle respirait à pleins poumons l’odeur de clope et des corps dansants autour d’elle. C’est à regret qu’elle se dirigeait avec Marlène vers la sortie où le videur lui lança un petit sourire. Elle ne savait pas si c’était la vue de sa petite robe noire un peu courte, la lanière de son soutien-gorge négligée ou son joli minois qui lui faisait de l’effet, mais elle était certaine qu’en dehors du boulot, le colosse aurait tenté quelque chose. Ce n’était pas le seul homme qui l’avait reluquée toute la soirée. Il y avait bien deux garçons un peu plus jeunes qui les avaient abordées à leur arrivée, mais ni l’une ni l’autre ne leur avait prêté trop d’attention. Le genre un peu collant, mais Léa trouvait le brun assez mignon. Comme toujours, les deux copines avaient une règle : ne jamais sauter sur le premier venu. Il fallait se faire désirer. Faire monter les enchères. En réalité, Léa avait déjà décidé d’avec qui elle aimerait rentrer ce soir.
Avec un plaisir à peine dissimulé, Léa croisa « comme par hasard » le beau brun qui prenait l’air sous le préau, s’abritant de la pluie. Elle laissa Marlène fumer sa cigarette, les yeux rivés sur son portable.
C’est donc avec un certain plaisir - très bien dissimulé - que Léa croisa “comme par hasard” le beau brun qui se prenait l’air en s’abritant de la pluie sous le préau. Elle laissa un instant Marlène fumer sa clope, les yeux rivés sur son portable.
– Ça va ? Tu as l’air de bien t’amuser, commença le beau brun en la voyant s’avancer vers lui.
– En effet, mais ma pote ne veut pas rester.
– C’est dommage. Et la pluie vient un peu contrarier ma balade nocturne. Il avait levé les yeux au ciel en prononçant cette phrase, presque philosophique. Ce petit côté rêveur était charmant.
– Ah, pourquoi, tu veux rentrer à pied ?
– Oui, mon coloc et moi, on habite à même pas dix minutes d’ici.
– C’est cool, Marlène est à 45 minutes de voiture et moi une bonne heure. C’est la première fois qu’on vient ici.
– J’espère que ce ne sera pas la dernière, ajouta-t-il, taquin.
– Je ne sais pas. C’est loin. Mais le thème de la soirée était original.
– On est quatre dans la coloc normalement, mais là je suis qu’avec Mathéo. Vous pouvez squatter chez nous, histoire de repartir demain matin, si ça vous dit.
Léa lâcha un petit rire moqueur.
– Ça a fonctionné sur d’autres, ton excuse ?
Il s’imaginait sans doute qu’elle refuserait, mais sa réponse un peu moqueuse fit vaciller son sourire confiant. Un peu mal à l’aise, il chercha ses mots et se justifia.
– Ce n’est pas comme si c’était courant que je le propose. À circonstances exceptionnelles, propositions exceptionnelles. Mais mon offre reste sérieuse, répondit-il avec un large sourire.
– Je ne sais pas. Je ne te connais pas assez. Tu es peut-être un serial-killer, ironisa-t-elle.
– Je n’assassine que les prix, dans mon boulot.
– Ah, tu bosses dans quoi ?
– Dans une centrale d’achat.
– Voilà qui explique la colocation avec quatre chambres.
– C’est plus parce que je n’aime pas habiter seul.
– Je vois.
Elle laissa un petit silence en suspens et en profita pour le regarder : il faisait deux têtes de plus qu’elle. Sa chemise suffisamment ouverte laissait entrevoir quelques tatouages sur son torse. Les cheveux courts, il avait l’air soigné. Dans son regard brillait une belle lueur d’intelligence. Pas mal du tout…
– Vu que tu as envie de savoir si j’ai une Batcave à la maison, je te laisse me poser une question au tac au tac et j’y répondrai sans réfléchir. Chacun son tour.
– Une sorte d’action ou vérité, quoi ?
– En plus… speed. Comme le Jungle Speed où tu dois attraper le totem rapidement avant de te faire broyer la main par les autres.
– Oh putain, j’adore ce jeu, s’amusa Léa. Mais je perds tout le temps. Deux de tens’.
– Héhé, allez, ça va te parler. Je commence. Vanille ou chocolat ?
– Pfff, c’est quoi cette question toute niquée ?
– C’est important !
– OK. Chocolat.
– Une fille avec du tempérament, j’aime bien.
– Pourquoi, si j’avais dit vanille, tu m’aurais qualifiée de quoi ?
– De personne manquant profondément de personnalité.
Elle rigola.
– OK. Bon… Pain au chocolat ou chocolatine ?
– T’as envie qu’on s’étripe maintenant ?
– C’est important, rétorqua-t-elle en imitant le ton impérieux du garçon.
– Pain au chocolat.
– Si tu avais répondu chocolatine, c’était fini. Mort. Zéro chance.
– Ravi d’être encore dans la course. Question suivante : plage ou montagne ?
– Montagne.
– T’as l’air un peu pâlichonne, la plage te ferait du bien.
– La pâlichonne t’emmerde. Vodka ou rhum ?
– Rhum.
– Tu as bu combien de verres ?
– J’ai oublié. Donc assez, s’amusa-t-elle.
Il chercha son regard pour se plonger dans ses beaux yeux noisette. Son humour et sa franchise, peu courants chez une femme, ne le laissaient pas du tout indifférent. Lui aussi ne voulait pas rentrer seul et à vrai dire, il avait plutôt flashé sur Marlène au premier regard, mais Léa en plus d’être jolie avait ce caractère acidulé qui pouvait promettre une belle complicité. C’était le moment de faire chauffer un peu la conversation…
– Team pyjama ou t-shirt culotte, lança-t-il en gardant un ton très léger.
– Cette glissade incontrôlée que voilà ! s’offusqua Léa, pour de faux.
– J’ai trop bu pour être sage.
Elle l’observa attentivement, hésita un petit instant, puis se laissa finalement entraîner par le jeu. Il l’amusait et ne semblait ni mal intentionné ni trop entreprenant.
– T-shirt culotte. Boxer ou slip ?
– Il y a des adultes qui portent encore des slips ?
Elle se contenta d’acquiescer d’un air grave.
– Boxer.
– En couple ou célibataire ?
– En couple avec un chat.
– Aïe.
– Je sais, je sais… Si tu ne peux pas ronronner, tu pars avec un gros malus, s’excusa-t-elle ironiquement.
– J’ai une langue très agile. Je marque quand même des points ?
– Si tu aimes te lécher le trou du cul tout seul, pas vraiment, se moqua-t-elle.
– Mais de quoi vous parlez ?
Marlène se présentait derrière eux, un peu perdue par la conversation rejointe sans contexte. Léa lui sourit et la tira vers elle, pour l’introduire.
– Cette charmante jeune femme s’appelle Marlène. Et ce monsieur bizarre mais qui nous a gentiment invitées à dormir dans sa Batcave à dix minutes d’ici s’appelle…
– Tu ne m’as pas demandé mon prénom. L’alcoolisme est un naufrage, ajouta-t-il, taquin.
Elle rigola.
– Zut. Eh bien… moi c’est Léa.
– Marvin.
– Gaye ? Comme le chanteur américain ?
– Navré, 100 % hétéro, aucun lien avec mon homonyme, confirma-t-il avec un large sourire amusé.
Marlène chercha le regard de sa copine pour lui lancer un silencieux : Toi, tu l’aimes bien. C’est vrai qu’il a l’air fun. Elle connaissait sa meilleure amie par cœur, c’était le moment de la laisser briller.
– Ma chérie, moi je vais rentrer en taxi.
– Je vais rester encore un peu alors, je t’enverrai un message.
– Okay.
Elle s’approcha pour lui faire la bise et en profiter pour lui glisser quelque chose à l’oreille.
– Pas besoin de te dire d’être raisonnable à défaut d’être sage…
– T’inquiète.
– Je te laisse ma belle, à demain ! Salut Marvin !
– Bonne soirée, rentre bien, lança-t-il, sans quitter du regard Léa qui tournait un peu la tête sur le côté, regard braqué dans le sien. C’était son « tu me plais » à elle. Subtil d’habitude, beaucoup moins avec quelques grammes dans le sang.
– Ai-je marqué assez de points pour te proposer de m’accompagner sous ces quelques gouttes jusqu’à chez moi, le temps de réfléchir ? Si tu ne veux pas, le taxi est pour moi.
Classe.
– Sounds fair !
– Et pendant ce temps, nous pouvons continuer les questions.
– Ça me va, mais seulement si le niveau des questions augmente !
– Laisse-moi juste envoyer un message à mon coloc’.
Ils finirent par s’engager dans la rue désertée à cause du mauvais temps. Il pleuvait bien assez pour le commun des mortels, mais ni Léa ni Marvin n’en avaient rien à faire. Léa, légèrement grisée et amusée par leurs échanges, ne semblait pas se soucier de la pluie, tout comme Marvin, trop absorbé par son rôle de séducteur pour s’inquiéter de ses vêtements mouillés. Leurs rires résonnaient parfois dans les rues désertes. Plus ils avançaient vers leur destination, moins les questions devenaient subtiles. Léa prenait un malin plaisir à répondre de manière candide mais brutalement honnête, tout en observant avec une certaine satisfaction une bosse apparaître dans le pantalon trempé de son compagnon de marche.
– L’endroit le plus insolite où tu aies fait l’amour ? demanda-t-il.
– Au cinéma.
– Pas mal.
– L’as-tu fait avec plus d’une femme à la fois ?
– Jamais eu ce plaisir. Bien s’occuper d’une, c’est déjà pas mal de boulot.
– Hmmm… string ou petite culotte ?
Monsieur dépasse la ligne… Oh, mais tu n’es pas prêt mon cher.
– Joker.
– Pourquoi ?
– Cherche.
– Hmmm… Tu es plutôt tanga ? Culotte de grand-mère ?
– Haha, non !
– Intriguant.
– Certes, certes. Cherche !
– Je ne suis pas un spécialiste de la lingerie féminine.
– Pas besoin de l’être. Même un idiot comme toi peut trouver.
– Eh, c’est méchant, ça, dit-il en portant les mains à son cœur comme si elle y avait planté un couteau. En réalité, c’était pour lui le signe qu’elle le trouvait attirant. Il continua ce petit jeu en essayant de nouveau. Porte-jarretelles ?
– T’es fou, pas en boîte comme ça… Tu t’éloignes.
– Ah, tu veux que je me rapproche ?
– De la bonne réponse, banane. Mais, pourquoi pas…
Ils s’arrêtèrent à l’angle d’une rue et notèrent un petit renfoncement où était installée une plaque commémorative. Marvin attrapa doucement le bras de Léa et l’attira contre lui. Il pivota pour faire barrage de sa jolie carrure et ainsi la cacher aux yeux d’éventuels passants. Elle laissa son dos reposer contre le mur, levant les yeux d’un air satisfait. Elle huma un parfum discret mais bien choisi. La jeune femme ne put s’empêcher de se mordiller doucement la lèvre inférieure, en constatant que son bas-ventre commençait à crépiter.
– Je peux avoir un indice sur la question, alors, dit-il plus bas, d’une voix plus suave.
– D’accord : la question que tu devrais te poser n’est pas « quoi »… mais « si ».
Il mit trois longues secondes à comprendre le sous-entendu.
– Oooooh. Très coquine, dites donc. Et… c’est le cas maintenant ?
– Peut-être. Pourquoi tu ne vérifierais pas par toi-même ? l’invita-t-elle avec la bouche légèrement entrouverte et un regard enflammé.
– Difficile de refuser une si tentante proposition…
Il approcha doucement ses lèvres des siennes, saisissant d’une main sa nuque pour intensifier ce premier baiser. De sa main libre, il passa le revers de ses doigts sur le bras de sa douce et glissa le long de la hanche. Il aborda sa cuisse droite et remonta très doucement sous la petite robe pour constater, arrivé à l’objet de son désir, qu’en effet : elle ne portait rien du tout. Léa perdit sa bouche le long de sa nuque, faisant entendre sa respiration haletante au creux de l’oreille du jeune homme. Sans plus de manières, elle pressa ses doigts contre la bosse enflée du pantalon. Elle caressa vigoureusement par-dessus le jean, tandis que les choses s’avéraient plus aisées pour lui : il dessinait doucement du bout des doigts le relief de ce sexe, de ces lèvres, de cette vulve déjà humide et de ce clitoris qui gonflait doucement sous les caresses. Elle lâcha un petit gémissement et ouvrit d’une main malhabile le bouton du pantalon, tira dessus pour s’aventurer sans patience dans le boxer. Celui-ci était étiré par l’érection du garçon, elle s’en saisit et commença à faire des va-et-vient avec sa main. Elle en appréciait maintenant la dureté, la longueur et l’épaisseur. Bien gaulé, dites donc… En réponse à cette spontanéité, il entra ses doigts en elle, la doigtant doucement. Elle ralentit un peu son mouvement pour profiter de ce qu’il lui faisait, sentant le plaisir monter en elle, bien assez pour lui donner envie de se lâcher un peu plus qu’elle ne l’aurait fait d’habitude.
Elle chercha une dernière fois ses lèvres pour lui voler un baiser. Ses lèvres dansèrent ensuite lentement le long de son torse. Elle fit coulisser les boutons de la chemise pour voir les dessins sur sa peau, y coller ses lèvres, sans s’y attarder. Ses genoux touchèrent le sol froid. D’une main elle baissa sommairement le boxer afin de faire sortir le beau diable de sa boîte. Son érection était complète et elle savoura les détails visuels avant de le savourer au sens propre du terme. Ouvrant doucement sa bouche, elle accueillit son gland entre ses lèvres, lui jetant un regard coquin, plein de promesses. Elle ne boudait pas le plaisir de sentir l’ensemble de ce qu’il pouvait lui offrir jusqu’au fond de sa bouche, voire même de sa gorge. Il lâcha un râle de plaisir, ne pouvant s’empêcher de regarder autour de lui pour vérifier que personne ne pouvait les voir. Cette appréhension renforça le plaisir qu’il ressentit. Il avait toutes les peines du monde à détacher son regard de ce visage déformé par l’envie et de cette bouche où il voyait disparaître son sexe dans un bruit de déglutition jouissif. De son côté, Léa léchait, suçait, massait, branlait ou offrait telle quelle sa bouche aux mouvements de bassin de cet inconnu. Le sucer comme ça, ça l’excitait énormément. Ce plaisir, ce pouvoir qu’elle tenait au creux de ses lèvres. Délicieux. Elle s’appliqua longuement avant qu’elle ne sente Marvin devenir nerveux. Hors de question de risquer qu’il la délaisse ou s’endorme si elle le laissait jouir dans sa bouche, même si l’idée sur le moment la séduisait énormément.
– Euh, ça te dit, on continue chez moi, articula-t-il avec difficulté tant il était excité.
Elle embrassa son gland et fit glisser sa langue d’une manière très visuelle tout le long de son sexe en guise de réponse, avant de se relever. Il referma son pantalon et tous deux se pressèrent à combler les trois minutes qui les séparaient du domicile. Dans ce petit hall d’immeuble assez charmant, il ne put s’empêcher de nouveau de la coller contre le mur et de l’embrasser. Il mourait d’envie d’elle. Il résista toutefois à l’envie pressante de remonter sa robe et de la prendre à cru dans l’escalier. Son instinct lui disait que Léa aurait accepté de jouer avec le feu, mais il n’avait pas envie de devoir affronter les conséquences le lendemain quand elle serait sobre. Il ouvrit la porte avec empressement, tremblant presque dans l’instant. Elle le dévorait des yeux et pour lui, c’était la première fois qu’il sentait qu’une femme était aussi enflammée de faire l’amour avec lui. À peine eurent-ils fermé la porte derrière eux qu’elle s’avançait dans l’appartement, détaillant sans grande attention le mobilier et les quelques vêtements qui traînaient par terre. Il la guida de la main dans sa chambre et elle alla le plus naturellement du monde s’étaler sur son lit. Sa petite robe cachait à peine son intimité avec cet angle de vue. Ses seins rebondis sortaient un peu du soutien-gorge. Marvin se présenta devant elle, de toute sa carrure, mais à son tour se mit à genoux. Il remonta le tissu pour découvrir son entrejambe sans obstacle, prête à être dégustée. Léa reposa sa tête sur le matelas, ouvrant les cuisses pour apprécier l’instant. Le contact chaud des lèvres de son amant lui arracha un long soupir de plaisir. Sa langue passait lentement sur chaque centimètre, lapant généreusement toute sa vulve et ses lèvres qu’elle sentait trempées. Elle agrippa le drap quand il commença à lui suçoter le bouton rouge, tout en fourrant de nouveau ses doigts en elle. Il se laissa même aller à une aventure plus exotique en passant sa langue trempée de mouille sur l’entrée de ses fesses. Ambitieux…
Il n’insista pas : avait-il perçu une petite gêne ? Elle apprécia ne pas trop avoir à réfléchir aux limites qu’elle devrait lui donner ce soir. Le plaisir qui pulsait dans ses cuisses et son ventre, jusqu’à ses tétons qu’elle frottait doucement d’elle-même lui brouillait l’esprit. Elle avait vraiment envie de lui. De le sentir. Maintenant. Sans doute qu’elle aurait pu assez égoïstement le laisser essayer de la faire jouir rien qu’avec sa langue… Le goût de son sexe encore en bouche lui fit se remémorer la vue de sa verge bien épaisse et longue. Pourquoi ne pas essayer de jouir avec lui ?
Elle chercha son visage de ses mains et le tira vers elle. Il monta sur son corps, la laissant un temps parcourir ses muscles, son dos brûlant, ses fesses encore emballées dans leur papier cadeau. Le contact avec cet inconnu la mettait plus à l’aise que prévu. Il se mit à jouer avec son sexe en passant sur son ventre, l’intérieur de ses cuisses, dessinant des cercles très dangereux autour de son sexe. Léa se crispa un peu. Le voir jouer sans préservatif de cette manière lui donnait envie de le rappeler à l’ordre, tandis qu’une partie d’elle aimait vraiment sentir son gros gland luisant passer nature sur sa vulve et son clitoris. Elle le laissa jouer assez longtemps jusqu’à être tentée elle-même de presser ce sexe à nu en elle, moment où elle regagna un peu conscience des risques.
– Tu as une capote ? demanda-t-elle d’une voix qu’elle jugea beaucoup trop ambiguë.
– Oui, bien sûr, attends.
Elle le regarda partir – à regret – chercher dans sa commode un petit emballage carré. Il ouvrit le tout et enfila avec une touchante maladresse le bout de plastique sur son sexe dressé. Léa tremblait à son tour d’impatience de le sentir en elle. Son esprit arrêta de psychoter un instant. Elle s’appuya sur ses coudes pour avoir la satisfaction de voir tout ce qui allait se passer… Il caressa une dernière fois son clitoris de son gland ganté et se glissa en elle. La pénétration était un peu précipitée par leur impatience réciproque… Elle savoura se sentir dilatée immédiatement en ne contenant pas un gémissement plus sonore. Marvin s’enfonça en elle en avançant vers ses lèvres. Elle l’embrassa en contractant les muscles de son vagin pour avoir les meilleures sensations possibles, pour elle et lui. Il était totalement en elle à présent. Et sans hésiter, il commença à onduler du bassin pour la prendre avec une envie mal contenue. Léa attrapa ses fesses, l’invitant à ne pas la ménager. C’était trop tard pour la douceur. Alors qu’il accélérait petit à petit, elle l’encouragea en lui faisant écouter son plaisir et en l’enserrant fermement entre ses cuisses. Les deux mains musclées encerclèrent ses seins, qu’il massa avec envie, tandis que leurs regards faisaient l’amour à leur manière. Léa sentait qu’elle était en feu. Plein d’idées vinrent ricocher dans son esprit, mais elle voulait voir ce que son amant désirait pour la suite… Elle fut agréablement surprise d’être retournée sans douceur, sur le ventre, tirée en arrière. Elle s’offrit à lui sans hésiter, dandinant des fesses pour l’inviter à profiter d’elle. Il l’empala sur son sexe gonflé et brûlant jusqu’à la garde. En retour, elle pressa ses fesses sur son ventre. Il arma sa prise en serrant ses hanches et il commença à la pénétrer puissamment. Léa plaça sa tête dans l’oreiller non loin, qu’elle attrapa d’une main mal assurée. Elle se laissa aller dedans, criant son plaisir, abandonnant toute volonté pour juste faire le vide dans son esprit. Son érection grandissait en elle, intensifiant le plaisir, bien qu’atténué par la barrière du préservatif, qui avait au moins le mérite de la libérer de toute préoccupation. Marvin semblait moduler son rythme, Léa percevait sans mal qu’il avait besoin de se retenir un peu : il cherchait à prolonger cet instant le plus longtemps que sa volonté le lui permettait. C’était à son tour de prendre les choses en main, pour le torturer et jouer avec ses limites.
Elle se dégagea et l’invita à s’allonger, en attrapant ses lèvres au passage. Il se laissa faire. Léa se mit à cheval sur lui et laissa la tension redescendre un peu, en caressant simplement son corps, son torse, dont elle découvrit les tatouages : des motifs inspirés de mangas sans doute, avec un grand poulpe et un bateau pirate. Assez immature, mais étrangement, elle trouvait que cela lui allait bien. Doucement, elle saisit le sexe encore bien dur et s’assit très doucement dessus. Elle l’invita tout au fond d’elle. Leurs mains s’appréciaient mutuellement : lui, passant sur ses fesses et ses hanches qui ondulaient doucement, elle, son torse, ses épaules et son cou. Il vint tirer doucement son visage pour murmurer à son oreille :
– C’est bien ce que je pensais, la team chocolat ne manque pas de caractère.
– T’es bête, tais-toi et profite… lui rétorqua-t-elle en lui donnant une petite claque complice sur le torse.
– Pas besoin de me le dire deux fois. Tu me rends fou.
– Ravie de l’entendre… Moi j’adore ta queue, susurra-t-elle à son oreille. Elle sentit immédiatement le frisson qu’elle avait provoqué par ces quelques mots jusque dans ce sexe planté en elle.
– Oh putain, si tu continues comme ça, je ne te garantis pas que je puisse tenir longtemps…
– Je ne me souviens pas t’avoir dit que je ne voulais le faire qu’une seule fois, ajouta-t-elle, malicieuse.
– Tu es vraiment amusante comme nana, tu le sais ça ?
– Oui, je le sais ! Qu’est-ce que je pourrais faire pour te remercier de ce gentil compliment ?
– J’ai des tonnes d’idées dans la tête…
– Hmm, alors si tu en as des tonnes, ne tarde pas à me les avouer.
– J’ai un peu peur que tu me dises non.
– Essaie quand même.
– Je t’avoue que j’ai adoré sentir mon sexe nu sur le tien, me frotter dessus tout à l’heure avant de mettre une capote.
– Vous jouez à un jeu dangereux, Monsieur Marvin.
– Désolé, c’est juste que tu me rends fou.
Elle réfléchit un instant. Léa se remémora la sensation très agréable de ce beau gland luisant et brûlant peau contre peau, fluide contre fluide. En réalité, elle aurait beaucoup aimé lui accorder ce qu’il souhaitait vraiment. Mais c’était trop tôt… il fallait qu’elle fasse monter le désir, pimenter les choses petit à petit, éliminer de ses pensées qu’elle n’était qu’une conquête de plus. Une telle preuve de confiance devait se gagner. Mais en même temps, il méritait bien une petite entorse à la règle… car après tout, cela l’excitait énormément elle aussi.
– Que dirais-tu si…
Elle s’approcha de son oreille pour asséner de sa plus belle voix chaude et coquine :
– … je retirais ta capote et que je me frottais sur ta queue jusqu’à ce que tu jouisses ?
– Oh bordel oui… lâcha-t-il en se retenant in extremis.
– Mais… on ne rentre pas, d’accord ? ajouta-t-elle en mettant son doigt sur sa bouche.
– Promis…
– Je te fais confiance, avertit-elle avec un dernier baiser.
Doucement, elle bascula en arrière, retirant ce gros sexe de son vagin, puis se saisit de la base du préservatif. Elle le fit coulisser doucement jusqu’à ce qu’il saute dans un claquement de plastique. De sa main, elle fit quelques va-et-vient, puis s’avança de nouveau. Elle allongea tout le sexe sur le ventre de son partenaire, avant de presser son sexe très humide à la base de la verge, avant de remonter très doucement en maintenant une bonne pression jusqu’au gland. Celui-ci vint chatouiller l’entrée de son vagin. Léa amorça un nouveau va-et-vient. Marvin fixait la scène avec une fascination bien visible. Son excitation était à son paroxysme. Sans peine, Léa sentait aux vibrations du sexe qu’elle avait contre ses grosses et petites lèvres, contre sa vulve trempée, qu’il n’allait pas tarder à jouir. Elle accéléra avec malice, se plaisant à voir le visage de Marvin se déformer petit à petit à mesure qu’elle lui offrait ce plaisir qui ne devait pas être loin d’une torture mentale pour lui. Il craqua, enfin, sa volonté ne suffisant plus pour prolonger ce petit jeu. Il planta ses doigts dans ses fesses pour accompagner le mouvement humide sur son sexe. Elle pouvait sentir sans mal que la tête de son sexe était l’endroit le plus sensible… elle s’attarda à cet endroit pour lui offrir la pression de sa vulve chaude et son clitoris. Léa se sentait si sensible qu’elle se laissa aller en se frottant vigoureusement sur ce sexe offert à nu, jusqu’à ce qu’elle sente sa jouissance monter et culminer alors qu’elle anticipait la suite. Les pulsations saisirent ce beau sexe épais et tendu à l’extrême lorsqu’il se mit à crier et gémir. Elle recula une demi-seconde à peine, un centimètre en arrière, pour ne pas prendre trop de risque avec le premier jet de sperme chaud qui se répandit abondamment sur le torse de son amant. Mais elle continua à y presser son sexe juteux. Puis un deuxième jet chaud lui succéda, avec ce tremblement qui flatta encore plus sa propre jouissance. Elle l’incita à tout lui donner en caressant ses cuisses pendant qu’il éjaculait sans limite jusqu’à se vider totalement. Léa apprécia le spectacle, se retirant doucement pour approcher de ses lèvres. Elle y déposa un baiser. Son regard se perdit sur la quantité de fluide chaud qui coulait même sur le drap. Lentement, elle descendit, puis elle prit son membre entre ses doigts, appréciant la sensation de sa semence sur sa peau. Elle le fit glisser entre ses lèvres, et d’une succion attentive, savoura chaque goutte, puis lécha avec gourmandise tout ce qui dégoulinait jusqu’à la base. Elle s’attaqua ensuite à son ventre, lapant doucement le sperme collant, avant de montrer à son propriétaire qu’il n’y avait déjà plus rien dans sa bouche. Il regarda, médusé, ce dernier petit cadeau qu’elle lui offrait.
– Eh bien, Léa… je dois avouer que, ouah, tu es incroyable.
– Je me suis bien amusée aussi…
Ils se laissèrent aller en s’enlaçant l’un l’autre, savourant la chaleur de leur peau. Leurs respirations haletantes se calmèrent petit à petit, chacun savourant sa récompense. Ils s’endormirent sans même s’en rendre compte. Le lendemain matin, Marvin émergea difficilement du sommeil. Il constata avec une certaine amertume que sa belle d’une nuit s’était éclipsée comme une panthère. Son cœur se serra : ce n’était pas toutes les nuits qu’il avait dans son lit une si belle créature et surtout une fille à la fois drôle et ouverte. Il fut ravi de trouver un mot manuscrit posé soigneusement dans l’un des bonnets d’un soutien-gorge oublié au pied du lit.
La tradition veut qu’une femme qui souhaite revoir un homme lui laisse sa petite culotte. N’en ayant pas, il a fallu que j’improvise. Merci pour cette nuit. Si tu veux qu’on essaie des choses moins raisonnables… il va falloir me rendre ce soutien-gorge en personne ;) 06 …
Bisous partout, mais surtout là où tu préfères.
Léa
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